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samedi, février 18 2012

Fermeture du blog

Bonjour à tous,

Ce blog est en inactivité depuis quelques temps. Je n’ai actuellement ni l’envie ni la motivation nécessaire à poursuivre son activité.

Il ouvrira peut-être à nouveau un jour.

dimanche, juin 19 2011

Mise à jour de la carte Software Wars

Vous connaissez certainement la carte « Software Wars », par Steven Hilton et Andy Tai. Et bien comme cette dernière n’était plus à jour depuis des années, j’ai occupé mon week-end à la mettre à jour et la refaire en SVG.

Je vous en propose donc la consultation ci-dessous ou depuis la page prévue à cet effet.

software_wars_small.png




N’hésitez pas à laisser un petit commentaire, si j’ai fais une erreur quelque part, sait-on jamais !

samedi, juin 4 2011

Not that bad...

[mrtom@localhost ~]$ systemd-analyze
Startup finished in 3240ms (kernel) + 3616ms (initrd) + 19751ms (userspace) = 26608ms

mercredi, février 16 2011

Journées de l'ingénieur pédagogique, Rennes - Journée 2

Kunsthal

Après une bonne nuit de sommeil, la deuxième journée a débuté sous un soleil printanier du plus bel effet. Au menu : suite de la présentation des projets pédagogiques intégrant les TICE, avec deux interventions programmées.

La première conférence concernait la valorisation de l’engagement numérique des enseignants et la diffusions des usages présidentiels enrichis et a été présentée par Antoinette Bouziane de l’Université Paris Descartes. Fort de 46 000 étudiants, l’Université Paris Descartes utilise différentes plateformes pédagogiques en fonction des modalités d’enseignements (présentiel enrichi, formation professionnelle à distante). Le dispositif est constitué de 2600 professeurs environ, pour lesquels 1950 sont actifs sur les plateformes pédagogiques. Vu la taille de l’institution, des enseignants relais ont été sélectionnés par leur niveau d’implication et sur la qualité des réalisations pédagogiques sur les plateformes. Ces professeurs ont pour mission de partager les bonnes pratiques d’ingénierie pédagogique avec leurs homologues afin de toucher l’ensemble des professeurs. Une enquête de satisfaction a également été réalisée pour détecter les besoins. Ils se répartissent de la manière suivante : publication de ressources (97%), communication avec les étudiants (58%), évaluation des étudiants (54%). La création de la communauté de professeurs au sein de l’Université va encore plus loin suite à la création de “Carrefours Moodle”. Ces carrefours aboutissent à la création d’un kit pour les professeurs nouvellement arrivants dans l’institution (vitrine de cours, cours bac à sable…). L’ingénieur pédagogique exerce plusieurs missions au sein de ces carrefours : des missions d’organisation des rencontres, la sélection des intervenants avec leur collaboration, l’émergence de nouveaux besoins de formations.

La seconde intervention abordait l’implication de l’ingénieur pédagogique dans un projet FOAD. Jeanine Berthier, de l’Université de Caen Basse Normandie, prenait en exemple la réalisation d’un module de droit d’urbanisme en FOAD, en prenant soin d’identifier les acteurs et leurs missions au sein du projet. Différentes phases jalonnent la mise en place du projet : une première phase d’analyse comprenant la réalisation d’un cahier des charges accompagné d’un budget, puis une phase de conception impliquant fortement l’enseignant dans la mise en place du scénario pédagogique. S’en suit le lancement du projet en termes de planning et de répartition des tâches avant d’amorcer le début de la phase de production. Une fois l’espace de cours créé sur la plateforme pédagogique, une phase dite d’”élaboration du rythme” est initiée. Elle permet de définir dans le temps les interventions des différents acteurs : enseignants, intervenants, étudiants. Cette phase permet également de former les différentes personnes impliquées dans le dispositif. Enfin, la dernière phase permet de proposer des améliorations au dispositif, des outils de sondage des étudiants et des enseignants afin d’obtenir un retour sur leur vécu du dispositif.

La matinée s’est terminée par une table ronde sur les rôles et les missions des ingénieurs pédagogiques, leurs parcours de formation et professionnel, leurs compétences acquises et à acquérir, illustrés par le référentiel de compétences “BAP F Ingénieur en Technologie de la formation” et en parallèle avec le métier de conseiller pédagogique. Il ressort de cette table ronde que malgré des intitulés de postes, des compétences et des parcours hétérogènes, les missions des personnes à des postes d’ingénierie pédagogiques sont très similaires et font face à des problématiques partagées. Au delà des missions et des personnes, les intervenants de cette table ronde s’accordent sur le fait que la réussite d’un dispositif dépend fortement de l’appui politique de l’institution qui souhaite le voir mettre en place. Enfin, une question importante sur la place de la pédagogie dans nos missions a été soulevée. Qu’est-ce qu’un ingénieur pédagogique lorsqu’il n’est pas perçu par l’institution comme un professionnel de la pédagogie ? Comment redéfinir notre identité d’ingénieur ? Comment faire passer nos messages autrement ? Une réponse donnée à cette question recommande d’éluder l’aspect pédagogique de la mission et de s’appuyer sur les outils pour faire revenir la pédagogie par la petite porte. Elle doit rester présente dans toutes les composantes de notre métier, mais ne doit, peut-être, pas être opposée frontalement à une population d’autres professionnels de la pédagogie, les enseignants.

Cette matinée s’est terminée par un buffet durant lequel nous avons pu échanger sur l’avenir de ces journées. Vivement l’année prochaine !

Journées de l'ingénieur pédagogique, Rennes - Journée 1

Adapting the monolithic

Ça y est, le premier jour des journées de l’ingénieur pédagogique est terminé. Petit bilan sur cette journée qui s’est montrée riche en conférences et en rencontres.

Le premier temps fort de cette journée à sans aucun doute été l’accueil qui a formalisé la rencontre dans le monde réel de ce début de communauté des ingénieurs pédagogiques. Le plaisir d’être tous réunis, enfin. Le plaisir de retrouver des connaissances et des gens que l’on a déjà croisé dans nos carrières. “Ah mais je crois qu’on s’est déjà vu quelque part…” Oui effectivement, je pensais arriver au milieu d’une foule d’inconnus mais ça n’a pas été le cas. Des anciens du Master 2 IPM de Lille 1, des connaissances professionnelles, des collègues… Ces journées sont arrivées à point nommé pour formaliser ces retrouvailles et ces rencontres. La communauté existait déjà et je ne m’en étais pas rendu compte ?

Puis vint le temps de la première conférence : Présentation de projets pédagogiques intégrants les TICE.

La première intervention était celle d’Éric Castex et d’Éric Ferrante, qui ont présenté le dispositif d’aide à la conception, à la documentation, à la production et à la mise en ligne de ressources pédagogiques de l’Université Toulouse II - Le Mirail. Ce dispositif est composé de services de prestation pédagogique, de production audiovisuelle et d’un atelier de développement internet et multimédia avec pour objectif l’évolution des contenus et des modalités de formation pour une démarche qualité. Le dispositif est un point d’accès unique pour les professeurs et propose un accompagnement autour de la plateforme pédagogique Moodle : communication sur le dispositif, animation d’un réseau de professeurs relais, action de sensibilisation sur les TICE (formation, démonstration, …). Aspect intéressant, le dispositif est également au cœur des préoccupations étudiantes en les faisant participer à la politique d’ingénierie pédagogique de l’Université. Après avoir été recrutés sur dossier puis formés, ils interviennent en soutien auprès des professeurs et assurent les permanences du dispositif. Les services proposés au sein de l’Université incluent des prestations d’ingénierie (diagnostic, scénarisation, conception, conseil…), de production de contenus (réalisation de screencast, de films, une aide à la génération documentaires allant du PDF à la chaîne éditoriale), des services de documentation (aide personnalisé à la recherche de ressources numériques, création de dépôt de ressources pédagogiques…), des services d’initiation à la qualité (présentation des espaces de cours, nomenclatures des ressources, clarté des parcours…).

 
La deuxième intervention a porté sur l’utilisation des TICE pour des examens partiels en groupe avec un grand nombre d’étudiants, présentée par Grace Kraska et Michel Goldberg, de l’Université La Rochelle. Ce projet a été réalisé avec la cellule @ctice de l’Université, qui propose d’accompagner les professeurs dans leur utilisation des TICE. Le présent projet a pour objectif de proposer une méthode innovante dans le travail de groupe lors d’un examen de contrôle continu. Le travail de groupe est fortement encadré par l’attribution de rôles au sein du groupe afin de favoriser l’implication de tous les acteurs. L’utilisation des TICES, et plus particulièrement de la plateforme pédagogique Moodle, a permis de cadrer le travail des groupes de travail. Ils devaient utiliser les supports de cours mis à disposition sur Moodle, rechercher des informations sur Internet et remettre leur travaux dans une activité de remise de devoir sur la plateforme. Les étudiants se sont bien appropriés l’activité comme l’atteste certains indicateurs : négociation de délais de travail supplémentaire avec le professeur encadrant, l’utilisation des espaces informatiques de l’Université voire d’emplacements de travail variés comme la cafeteria. En plus d’apporter une plus-value pédagogique dans l’organisation du travail de groupe, les TICE apportent leur lot d’avantages auprès des professeurs et de l’institution : meilleures notes lors de l’évaluation, gain de temps lors de la correction des devoirs, économie de papier (en respect des politique d’éco-responsabilité, répandues dans nos établissements d’enseignement supérieur). Cette expérience est un mariage réussi entre la mise en place des pédagogies actives et d’un contrôle continu collaboratif.

Le troisième projet présenté concernait la pédagogie par projet assistée par les TICE, à l’initiative de Julien Morice et de Nicolas Noiret, tous deux de l’École Nationale Supérieure de Chimie. La politique pédagogique de l’institution a fait le choix de la pédagogie par projet. Au cours de leur cursus, les étudiants doivent réaliser des projets pédagogiques, à raison d’un par an. Le projet présenté concernait les étudiants en deuxième année sur la thématique de l’hygiène, la sécurité et l’environnement. Au sein de cette thématique, plusieurs thèmes sont proposés aux étudiants. Dans la plateforme pédagogique, chaque thème correspond à un groupe de travail dans lesquels les étudiants échangent sur le thème sélectionné afin d’élaborer un support multimédia, un support de synthèse écrit et un support de cours d’une heure. Les étudiants sont encadrés dans leurs apprentissages numériques par Julien Morice, qui les assiste dans les phases d’utilisation des TICE au fur et à mesure de leur avancée au cours de l’année. L’utilisation des TICE est entièrement justifiée dans la démarche pédagogique : il s’agit d’un facteur motivant pour les étudiants, mais aussi d’une volonté pédagogique de favoriser le travail collaboratif.

Le dernier projet présentait l’organisation des appels à projets TICE au sein de l’Université Claude Bernard Lyon 1, par Siara Isaac. Siara part du postula que l’adoption des nouvelles technologies est influencée par les croyances individuelles. En d’autres termes, l’adoption des TICE se fait en fonction de l’expérience de chacun vis à vis des nouvelles technologies. La réalisation d’appels à projets permet d’amener la pédagogie numérique par l’utilisation des outils orientés TICE. Le processus des appels à projet est le suivant : élaboration et dépôt du dossier, entretien avec une conseillère pédagogique puis évaluation finale et entière de l’ensemble des dossiers déposés. Un comité de pilotage étudie les demandes et valide les projets en fonction de différents critères (analyse de l’existant, clarté des objectifs pédagogiques, faisabilité, degré d’innovation, niveau de mutualisation des ressources). Une fois le projet validé, des ressources financières et humaines lui sont attribuées afin d’amorcer son développement (septembre) pour une mise à disposition en juin de l’année suivante. Enfin, un suivi est effectué pour dresser un bilan de la mise en place du projet.

La journée s’est achevée par un tour de la ville (pour les plus motivés) et par un repas dans une brasserie sur la place Charles de Gaulle de cette belle ville de Rennes. Les moments d’échanges informels sont très importants pour bâtir son réseau professionnel et pour continuer d’échanger sur les problématiques quotidiennes de nos métiers.

samedi, février 5 2011

My today FOSDEM experience

img_0343.jpg

I have been to FOSDEM today. This was a terrific moment. I first attend FOSDEM in February 2006. See the photo upwards. We were three on the booth. Today, I don’t even attend the booth to welcome people as it is very very crowded by Fedora Ambassadors. This is so great to see so many Fedora people at the same time. About my personal experience, FOSDEM is no conference day. 99% of them are much too difficult for me to understand as I am no developer at all. However, this is a great place to be to meet people and talk about how things are going inside the French Community.

So nearly as soon as I arrived, I met Frédéric Hornain, my first Belgium buddy I set up a booth with back in February 2006. Every year, I have a little chat with him. Today, I explained how my feelings were mixed inside the Fedora Project as a contributor. Actually, I feel sometimes tired about explaining the same things to people about Fedora again. I’m looking for another way to contribute inside the Project and certainly a place where I could avoid the very user base of the Project. Deeper inside translation and maybe inside some learning Project that I talk about later in this blog post.

Once I could reach the Fedora booth (wow, FOSDEM is even more crowded this year than it was last year!!) I met Dimitri Glezos and exchanged about our lives, about how good the Indifex company is. We were joined by Max Spevack and Jared Smith, who I first met today. It was a delight to see all of you at the same time. Jared, you’re right. We have to meet people to achieve a full circle of right communication. We decided to run a meeting with Pierre-Yves Chibon, vice-president of the French Fedora NPO and looked for Nicolas Chauvet to join us.

We discuss about the future of the French NPO. I’m glad to say that we are doing everything we can to be really back in business. The last two years were a bit confusing and slow pace unfortunately. I refuse to bear this again for the two upcoming years. Communication, again, is the key. Meeting Max and Jared was so good, that we dealt with all our topics in 40 minutes no more. At the end of the discussion, we talk about having Moodle inside the Fedora Project Moodle with Max and Jared and we were so excited about all this! I really want to help doing the right thing on this project. I just can’t wait for it.

We then decided it was time for lunch. We went to eat a very nice couscous in Brussels with some ambassadors, of whom two Tunisian ambassadors. I was very happy to meet them again and see they are safe after what they endured in their country few weeks ago. Guys, you really rock!!! I had a talk with Gerold Kassube which helped me understand the death of the Fedora EMEA e.V. NPO. Too bad it ended like this. During the meal, I listened to some very interesting conversation about “what does being an ambassador mean?”. Very hard question to answer, even 5 or 6 years after the creation of the first ambassador group by Alex Maier.

When we came back to the booth we tried to settle a money problem with the last CD order of the Tunisian guys. This is going to be solved very soon thanks to the good will of everybody and the French NPO. Glad it exists. Then I met up my former colleagues from Mageia, bought them a t-shirt and discussed how they are doing. I’m really looking forward testing the first ISO of this new distribution.

Finally, I had some quick talks again with Dimitris about how Transifex.net could save the Fedora Translation Project and how far we can delegate translation management in the hand of the community. These are really great stuff I’m looking forward to playing with. Just before I left, I met Pablo Martin-Gomez and we discussed about translation and again how Transifex.net seems to be the last valuable option we have to enjoy a workable translation environment that would not afraid people anymore.

I can’t wait for all these projects to get realised. I can’t wait for next year FOSDEM, to look back on what we have achieved in that friendship altogether. Thank you to all of you guys, you rock, see you next year!!

samedi, janvier 22 2011

Planète Linux : numéro de janvier 2011 décevant !

Magazines to read

J’ai eu l’occasion de lire cette semaine l’article de Planète Linux portant sur le comparatif entre Fedora, OpenSuse et Ubuntu. L’article montrant certaines limites, je tenais à publier une sorte de petit rectificatif.

On ne peut que saluer l’initiative. Comparer les distribution est certainement une chose très compliquée à faire. Pourtant, cela répond à un besoin réel que l’on trouve partout sur internet. Pourquoi Fedora ? Pourquoi Ubuntu ? Pourquoi OpenSuse ? Se lancer dans un tel comparatif implique forcément de se donner des critères à analyser et de voir de quelle manière les distributions se comportent en fonction des critères choisis.

Mon premier problème vient de là. Il manque un critère fondamentale dans le présent article. Il manque le critère des objectifs des distributions. Pourquoi Fedora, Ubuntu et OpenSuse ont-elles été créées ? Pour quelles raisons, pour quels objectifs ? En accord avec quels idéaux ? Ubuntu est une distribution grand public se dressant en alternative à Microsoft Windows et à MacOS d’Apple. Elle souhaite fournir gratuitement à ses utilisateurs un système d’exploitation qui répond à l’ensemble de leurs besoins sans qu’ils n’aient à mettre les mains dans le cambouis. Pour cela, Canonical soigne l’interface graphique, met à disposition certaines technologies propriétaires comme des pilotes de cartes graphiques, la lecture des fichiers MP3 ou encore de Flash. Le système est très léché, tout doit être efficace tout de suite et ne pas perturber l’utilisateur.

OpenSuse (c’est celle que je connais moins bien) est à l’origine un système d’exploitation basé sur Linux pour les postes de travail… entreprise. Depuis quelques temps, il s’agit d’un projet contrôlé par la communauté avec pour ambition de fournir un système répondant aux besoins du plus grand nombre. Un peu comme Ubuntu, on dirait. (Si quelq’un pouvait compléter…)

Fedora, quant à elle, est radicalement différentes dans ces objectifs. Le Projet Fedora est sponsorisé par RedHat, dont les donations sont utilisées pour organiser la communauté et lui fournir l’infrastructure nécessaire à son développement. Fedora a pour objectif de fournir les dernières technologies logicielles disponibles. Même si celles-ci ne sont parfois pas tout à fait terminées. L’objectif est de montrer que le logiciel libre est en avance par rapport à ses concurrents propriétaires, le tout en n’utilisant uniquement que des technologies libres et non brevetées. Et cela explique beaucoup de choses : l’absence de prise en charge pour la lecture des fichiers MP3, les manipulations pour l’installation du lecteur Flash, l’absence de support long pour les versions de Fedora. Une version X Fedora n’a pas vocation à être un système que l’on va garder longtemps. C’est un laboratoire de développement pour les dernières technologies. Le système évolue constamment. Si le Projet Fedora proposait un support long, il ne pourrait plus se concentrer sur l’intégration des nouveautés et à faire avancer le logiciel libre.

A qui s’adresse Fedora ? Fedora s’adresse à tous. Les utilisateurs débutants et confirmés. Parce qu’il est un projet de développement, le Projet Fedora a même défini l’utilisateur idéal de Fedora : une personne qui, un jour, sera susceptible de contribuer au Projet. Nous somme bien loin de l’utilisateur lambda ! Nous sommes bien loin de Windows et de MacOS X. Fedora n’est pas comme les autres. Elle doit, à mon avis, ne pas être comparée aux autres distributions sans que l’on mentionne ses objectifs et idéaux. Visiblement, les auteurs de l’article n’avaient pas conscience de cela.

Un autre aspect maladroit de l’article concerne les commentaires faits sur la communauté. La communauté Fedora est essentiellement bénévole. Certains employés de RedHat travaillent bien entendu sur la distribution et organisent les activités des contributeurs. Chez Fedora, les bénévoles interviennent à tous les niveaux. Des positions stratégiques sur plusieurs années à la poignée de main sur les salons. Et ces bénévoles font tout cela par passion, parce qu’ils y croient à fond et qu’ils se développent et s’émancipent humainement en participant à un projet informatique communautaire. Personnellement, c’est l’unique raison pour laquelle je m’assois encore deux heures chaque soir devant mon ordinateur. Pour regarder Fedora grandir, pour le plaisir de l’utiliser et pour l’aider à se développer. Je participe du plus que je peux à l’avenir de l’association (j’en suis le trésorier), je participe à la traduction de la distribution depuis cinq années consécutives et me rends régulièrement sur les salons ou les événements organisés par la communauté française. Là réside l’autre problème de l’article en question. La communauté francophone y est décrite comme nombreuse mais peu organisée. J’en relève un jugement de valeur. Mais savez-vous réellement mettre un chiffre sur le nombre de contributeurs actifs au sein de la communauté francophone ? De ceux qui contribuent toutes les semaines (pour ne pas dire tous les jours) ? J’en doute. À titre d’information, vous auriez assez d’une seule main pour dénombrer les participants à la traduction de la distribution. Oui, vous avez bien lu. Aujourd’hui, le nombre de traducteur est de 5 maximum. 5 personnes, moi compris, dont nous sommes à peu près sûr qu’elles seront encore présentes dans les mois qui viennent. À lire votre article, j’ai l’impression que nous sommes une centaine, que nous nous regardons les uns les autres et attendons qu’un volontaire daigne se décider à contribuer et à traduire la documentation officielle disponible sur le site du Projet Fedora.

Pourquoi n’êtes-vous pas venu nous rencontrer ? Pourquoi n’avez pas envoyé un mail pour nous demander des informations sur la distribution, sa communauté, son organisation ? C’est malheureux de n’avoir pas profité de toute une communauté de contributeurs qui aurez répondu avec plaisir à toutes vos questions ! Aujourd’hui, la qualité de l’article s’en ressent profondément et c’est bien dommage. Rares aujourd’hui sont les magazines parlant de logiciels libres capables d’écrire un article sur plusieurs page sans commettre un hors sujet. Je laisse de côté, comme certains l’auront remarqué, les erreurs flagrantes sur le traitement des informations du wiki de la communauté francophone. Je vous rassure, l’installation du dépôt CCRMA fonctionne belle et bien avec les informations fournies et un noyau temps réel est également disponible pour Fedora 14. Enfin, l’installation du plugin Flash pour Firefox fonctionne également parfaitement, à condition d’installer préalablement le dépôt Adobe, comme mentionnée dans la documentation.

Je ne sais pas trop comment conclure. Je suis à votre entière disposition si vous désirez davantage d’informations sur Fedora. Je vous invite à ne pas hésiter à contacter les membres de la communauté lors de la rédaction d’un futur article. L’expérience sera moins désagréable pour tout le monde.

samedi, janvier 1 2011

Fedora 8 est de retour !

C’est la fin des vacances et j’en ai profité pour remettre une petite Fedora 8. Séquence souvenirs.

Alors que la prochaine version de Fedora n’est pas prévue avant le mois de mars, au plus tôt, Fedora 8 s’affiche avec toute sa maturité sur mon PC. Qu’elle était belle cette Fedora 8 ! Sortie le 8 novembre 2007… cela ne nous rajeunit vraiment pas ! Encore moins l’association Fedora-fr, qui abordait ces premiers mois d’activité. Fedora 8 était proposée avec un noyau Linux 2.6.23, Firefox 2.0.0.19, GNOME 2.20 et KDE 3.5.14. Ce fut la dernière version de KDE 3 proposée par Fedora, avant le grand chamboulement vers la 4, sans concession aucune de la part du Projet.

Fedora 8 c’était aussi les débuts de PulseAudio, la refonte de system-config-printer et de system-config-firewall, une version entièrement libre de Java 1.7, IcedTea ainsi que les prémices des environnements de bureaux connectés aux services web, avec GNOME Online Desktop. C’était le bon temps ! Comme nous le rappelle Patrice à chaque sortie d’une nouvelle version, Fedora 8 était l’une des versions les plus performantes que le Projet n’est jamais sortie.

Je vous laisse en compagnie des captures d’écrans et des notes de versions. Bonne et heureuse année à tous !

mercredi, décembre 29 2010

Fedora : bilan 2010 de la traduction française

Lost In Translation

Fin d’une année, petit bilan sur la traduction française de Fedora.

Tout d’abord, le rappel des fondamentaux :

L’année 2010 a démarré calmement comme à son habitude, depuis que Fedora sort un peu avant l’été et un peu avant la fin de l’année. Nous nous conformons aux directives du Projet Fedora, qui nous invite à nous concentrer sur la traduction de la documentation en attendant que les développeurs finissent d’apporter les dernières modifications à leurs logiciels. Comme d’habitude, il est difficile aussi bien pour les développeurs que pour les traducteurs de respecter ces dates. Ce n’est pas grave, personnellement, je commence à en avoir bien l’habitude. Si je devais qualifier cette année concernant la traduction, je crois que « montée en puissance » ne serait pas une vaine expression.

Cette année fut marquée par l’arrivée de plusieurs contributeurs (et qui sont toujours là !) qui ont grandement aidé à l’avancement de la traduction, comme Boris, Guillaume, Valentin, Julien, Aurélie, Arnaud et Dominique. Ils traduisent à leur rythme, selon leur disponibilité, mais leurs contributions ont bien soulagé la charge et ont permises à d’autres membres de traduire d’autres contenus (comme de la documentation ou des logiciels tiers), soit de monter en puissance au sein du Projet Fedora. Ce fut particulièrement le cas de Kévin, qui remplace quelque peu Pablo sur le côté communication avec l’infrastructure, ce dernier ayant eu d’autres priorités à gérer cette année. Pour résumer, Kévin met un peu la pression au Projet Fedora pour la mise en place d’une version plus récente de Transifex. Kévin intervient également sur le git du site web directement, ce qui est très pratique pour remonter les informations du fait de sa disponibilité.

Cette année a été marquée par la déliquescence de Transifex, l’outil utilisé pour la traduction de Fedora. Transifex est un outil qui fait l’interface entre les traducteurs et les projets logiciels. Il fournit les fichiers à traduire, propose une interface de traduction sur internet, calcule les statistiques des traductions, etc. Cependant, en l’absence d’une équipe représentative forte des traducteurs sur le plan mondial, l’outil a été négligé par l’équipe infrastructure du Projet Fedora, au point de devenir pratiquement inutilisable. Les remontées sont nombreuses sur la liste de diffusion et finalement les choses ont commencé à bougé en cette fin d’année. La route est encore longue cependant. Le Projet Fedora met à jour son instance de Transifex, certes, mais pas vers la dernière version. En effet, celle-ci impliquant une réorganisation des dépôts des développeurs, des discussions vont devoir avoir lieu. Je vous laisse imaginer l’ambiance.

Nous essayons également d’obtenir un référent francophone pour les comit des traductions coté documentation cette fois-ci. Croyez-le ou non, mais nous arrivons à être suffisamment efficaces sur la traduction des logiciels fondamentaux pour consacrer plus de temps qu’auparavant sur la documentation. Et c’est une excellente nouvelle ! J’attends avec impatience l’officialisation de ce référent pour valider la documentation sur la gestion d’énergie, que j’ai pu terminer cet automne par exemple.

Alors bien sûr tout n’est pas traduit à 100% et le travail qu’il reste à accomplir est immense. Nous sommes loin d’avoir traduit, relu, uniformisé la totalité des logiciels et documentations présents sur le Transifex du Projet Fedora. Si cet objectif vous intéresse, n’hésitez pas à nous rejoindre, vous êtes les bienvenus !

samedi, décembre 4 2010

Fedora-fr, demain à sur Radio Libertaire !

Shure 55S

Lors des Rencontres Fedora 14, Luc Fievet a demandé à Kévin, Mathieu, Pierre-Yves et moi-même de répondre à ses questions en vu d’un reportage sur les activités du Projet Fedora et de Fedora-fr pour l’émission Symbiose diffusée sur radio Libertaire. Vous pourrez écouter cette émission en direct sur Radio Libertaire ou en différé en téléchargeant le podcast depuis Dogmazik. Je vous invite également à écouter les autres podcasts que vous auriez manqués… tout comme moi ! Merci à Luc pour sa motivation, son implication et son ouverture pour mener à bien ce projet. J’ai pris énormément de plaisir à répondre à tes questions et à faire la promotion de Fedora d’une manière qui nous est peu commune. A bientôt j’espère, sur les ondes ! Tu as un nouveau fan pour ton podcast :-)

EDIT : Le podcast est disponible en téléchargement en OGG

Firasofting nous informe également de la disponibilité de l’interview filmée. Je vous mets l’incrustation vidéo ci-dessous :


Interview de MrTomLinux et de Pingou - Rencontre Fedora 14
envoyé par firasofting. - Vidéos des dernières découvertes scientifiques.

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