A propos de la traduction de Fedora en français
Par MrTom le dimanche, février 21 2010, 21:36 - Fedora (fr) - Lien permanent
Cela devient presque une habitude… l’équipe de traduction francophone de Fedora rame à fidéliser ses contributeurs. Cette fois, plutôt que de vous renvoyer vers la procédure, j’ai envie de vous demander… pourquoi ? A votre avis ? Pourquoi ne traduisez-vous pas alors que vous avez des connaissances en anglais ? En quoi cette procédure est gênante ? Que pouvons-nous faire pour l’améliorer ? Bref, tout ce qui vous passe par la tête et qui serait à même de nous faire avancer. D’avance, merci pour vos commentaires :-)

Commentaires
Salut MrTom, j’ai reçu ton mail, alors je te réponds.
Ce qui est surtout déroutant quand on ne l’a jamais fait, c’est les étapes à respecter scrupuleusement. (comme indiqué dans la doc)
Les messages DCPC C, et ainsi de suite. On a l’impression que ça demande beaucoup de temps en fait.
Après vient la construction des fichiers diff, puis la relecture. Une fois plongé dans toutes ses explications, on peut avoir peur de se lancer et de faire un peu tout de travers.
Et tu dis que l’équipe à du mal à fidéliser, donc ça veut bien dire que vous aviez des contributeurs qui ont pris la poudre d’escampette (plus ou moins vite.) C’est peut-être à eux qu’il faut poser la question. ;-)
Me concernant, après relecture de wiki, je n’ai plus trop l’impression que c’est “difficile” à faire. Peut-être que je vais tenter.
(Mais je passe un concours le 10 mars, et probablement qu’un mois après, je partirai en école. Et là je ne serai pratiquement plus disponible.)
Même avis que Kenshin. C’est lourd d’avoir à s’inscrire à une liste de diffusion et ne pas pouvoir contribuer « ponctuellement » de manière simple. Il devrait être possible de moderniser le flux d’écriture et validation des traduction en passant par un interface web. J’ai contribué ponctuellement à des traductions pour Debian, mais un processus de validation assez similaire m’a finalement découragé.
Dès lors j’ai envie de poser la question suivante : quel est le “workflow idéeal” ? Je me connecte sur un site, je poste ma ou mes phrases ? Mais avant ? Et ensuite ? Comment voyez-vous la chose dans son ensemble ?
Bonjour.
Même avis que Kenshin et djib.
Je trouve cela lourd et surtout très long, Comme exemple je donnerai la traduction de yumex sur https://translate.fedoraproject.org… cette traduction est cadenassée depuis maintenant 3 ou 4 semaines…
Maintenant comment je vois le “workflow idéeal”
L’idée d’un site web me plait assez, celui qui veut faire une traduction, même ponctuelle, s’inscrirait, il y aurai un échange entre les traducteurs sur ce site web, voir même par e-mail.
Quand la traduction est finie et approuvée, elle est proposé à Fedora pour intégration.
Pour information, je fait déjà la traduction de Gmail-plasmoid et de Yawp (plasmoid pour la météo), et ce qui me manque le plus dans ces traduction c’est une re-lecture de ce que je traduit par d’autre francophone…
Je ne suis pas d’accord avec vous. Je ne connais pas bien la procédure, mais j’en ai suivi une assez longue aussi pour devenir packager fedora. Il faut bien comprendre que nous ne traduisez pas un pti truc dans votre coin, vous aidez un immense projet. Il est normal que le projet ai des procédures pour savoir qui contribue pour lui …
Pour le coup des “traductions ponctuelles”, il faut aussi voir les choses dans l’autre sens. C’est très bien de vouloir aider “un peu, quand on en a envie”, mais comment s’organise le projet, et l”équipe de traduction, s’il les gens font “ce qu’ils veulent, quand ils veulent, et surtout comme ils veulent”.
Le fait de suivre cette procédure ne vous oblige pas ensuite à passer votre vie à traduire. Et d’ailleurs certaines équipes de projets fedora sont claires la dessus : d’abord votre vie, ensuite fedora. Mais il faut accepter de suivre un processus …
Pour ma part, meme si j’ai de moins en moins de temps à consacrer à Fedora, je compte m’essayer à la traduction. Mon niveau en anglais n’est pas exceptionnel, mais je pense pas trop mal me débrouiller.
Je suppose que le fait d’avoir déja un compte sur le fedoraproject me fera sauter une étape (celle de la création du compte ;)).
epo
Je commence tous de suite par annoncé que j’ai un fouet et que le premier troll qui passe en prendra pour son grade.
J’ai un tous petit, petit peu aidé à la traduction d’Ubuntu via le Launchpad, et je doit dire que c’est simple à prendre en main, même par un non informaticien. Pourquoi ne pas s’en inspirer ?
Ensuite je me pose une petite question, pourquoi certaines traduction ne son pas mutualisé (achtung, couché sale troll) ? Bien sur chaque distrib à ces particularités, mais certain texte sont les mêmes.
Je pense que le libre à cet avantage là, c’est de pouvoir regarder comment ça se passe chez les autres, de prendre ce qui marche (en remerciant et en informant, on est pas des sauvages) et laisser de coté se qui ne fonctionne pas.
Bonjour,
Je suis enregistré comme traducteur et membre de l’équipe française de Fedora et je n’ai pas encore contribué une seule fois je crois … Très franchement je trouve que la procédure actuelle est une très grosse barrière aux contributions : beaucoup trop lourde, beaucoup trop contraignante.
Je contribue aussi aux traductions de Gnome et leur site http://l10n.gnome.org/ est vraiment super ! Launchpad est pas mal aussi dans le genre. Transifex est très bien aussi je trouve, mais le fait de passer par une validation sur la mailing list gâche tout !
Pour aider au débat je vous explique quel genre de contributeur je suis et quel serait la solution idéale :
Je suis un contributeur occasionnel, impulsif du dimanche : quand je vois un message d’information, un menu, … non traduit et si j’ai 5 minutes j’ai envie de le traduire. De la même façon je pourrai traduire un petit chapitre d’une documentation ou d’un site web … Mais tout ça doit me prendre à peine plus de temps qu’il ne faut pour traduire. Si il me faut 20 minutes de boulot pour 5 minutes de traduction alors je me décourage très vite ! De la même façon j’ai envie de participer qu’aux logiciels que j’utilise, qui me touchent. Sur la mailing list il y a trop de “bruits”, je voudrais pouvoir suivre seulement l’activité d’un certain nombre de modules …
Le site de traduction de Gnome est pour moi ce qu’il y a de mieux. Exemple :
http://l10n.gnome.org/vertimus/beag…
Je me connecte, je poste ma traduction, un modérateur l’approuve et ajoute un commentaire si besoin. Il n’y a aucune perte de temps ! Tout se fait en ligne. La mailing list ne sert qu’aux questions d’ordre général. Chez Fedora la mailing list est trop verbeuse (je me suis mis en mode silence …).
Je ne sais pas ce que permet de faire Transifex, mais si on pouvait s’approcher de ce qui est fait chez Gnome ça serait top ! Si on pouvait souscrire aux flux RSS des nouvelles traductions ça serait encore plus facile pour modérer/contribuer : on pourrait suivre soit tout le projet soit juste certains modules !
Le fait que vous lanciez cette discussion est une très bonne nouvelle ! Je suis sûre qu’on va trouver une solution pour “booster” un peu plus les traductions françaises de Fedora !
Le problème c’est que j’imagine que l’équipe utilise des outils mis en place par fedoraproject, et qu’il sera peut etre difficile de faire bouger une si grosse structure :(
J’ai parcouru en diagonale la procédure de l’équipe de traduction de Fedora. Cela semble effectivement assez proche de la procédure des traducteurs Debian.
Ce type de procédure peut paraître contraignant mais c’est certainement l’une des meilleures pour assurer le suivi et la qualité des traductions. Les interfaces Web, comme Launchpad translations ou Pootle ont une barrière d’entrée très basse : une fois inscrit sur le site on peut immédiatement contribuer. Cependant ce type d’interface rend très difficile la gestion des traducteurs et le suivi du travail effectué.
Sur Launchpad les contributions sont nombreuses mais la majorité sont effectuées en pure perte car les volontaires ne lisent pas la doc et traduisent n’importe quoi, n’importe comment :/ De plus ce type d’interface Web est très limitée en comparaison d’outils tels que Lokalize (vérifications, mémoires de traductions, scripts, etc.). AMHA, il est tout aussi difficile de maintenir et de gérer une équipe de traducteurs confirmés en utilisant une interface Web qu’en utilisant une procédure de type Debian, Fedora (ou même celle de KDE). et l’interface Web rend plus difficile les procédures de relectures et d’assurance qualité.
Un site de contributeurs pourrait très bien être d’accès relativement fermé (pour s’assurer que les gens ont lu la doc et les recommandations de traduction). Ensuite je ne pense pas qu’une interface web soit plus puissant qu’un quelconque outil. L’interface n’est que la saisie ou la restitution, derrière les possibilités sont illimitées…
Sinon je suis assez d’accord avec Knah Tsaeb sur l’idée de mutualiser des traductions.
Je vous pose la question à l’envers : quelles traductions ne sont pas mutualisées ? Fedora ne traduit que les logiciels dont sa communauté est upstream.
Je viens de me lancer, et en fait c’est pas si contraignant que ça.
Tu arrives, tu regardes ce que tu veux traduire (genre supermarché quoi, mais sans regarder les prix…) après avoir choisi tu avertis par la mailing list que c’est toi qui t’en occupes, tu lockes le projet pour bien dire “C’est MOI” et voilà =)
T’as fini (même en ayant quelques légers problèmes ou hésitations), tu soumets ta traduction à l’équipe en envoyant un .diff (ça prend 2 sec à faire) et tu corriges si besoin, jusqu’à ce que ce soit bien.
Non en fait, c’est pas dur, faut pas croire. Et puis disposer d’une adresse @fedoraproject.org, ça le fait et ça pousse à continuer ! :) (On peut se la péter devant les copains ^_^)
Je vous invite à essayer. Il y a http://doc.fedora-fr.org/wiki/Tradu… avec la démarche à suivre. Et même si ça paraît lourd, en fait c’est pas la mort ;-)
Moi aussi je suis d’accord avec ceux qui trouvent cette procédure trop complexe pour les contributeurs nouveaux ou potentiels, elle semble plutot prévue pour une équipe de traducteurs confirmés et nombreux, ce qui n’est pas le cas en ce moment si j’ai bien compris.
Cela m’a découragé au départ mais j’ai pour l’instant accepté cette lourdeur qui doit pouvoir permettre une relecture et des commentaires de facon plus simple, ce qui m’a permis d’envoyer déja les fins de traductions de anaconda et system-config-printer pour lesquelles tu avais besoin de relecture et de participation.
Pour moi l’idéal serait vraiment une interface web avec modération par les traducteurs confirmés des différentes propositions faites par les traducteurs occasionnels.
Et en plus une telle interface web pourrait très bien générer elle même les fichiers de différences et envoyer les emails définis dans le workflow.
Il faudrait que le traducteur puisse se dispenser d’outils en dehors de son navigateur web afin de l’encourager à envoyer des suggestions qui permettront aux traducteurs confirmés d’avoir juste à les confirmer pour que la traduction soit envoyée sur le dépot du projet concerné.
Ai je été assez clair ?
PS: je prévois de me faire une maquette d’application web de suggestions de traductions modérables pour vous montrer la faisabilité du principe et l’utiliser pour mes activités personnelles vu que je compte malgré tout continuer à traduire pour Fedora.