... dans ma promotion universitaire.

Je suis cette année en Master 2 d'informatique, dirais-je pour simplifier pas mal de choses, et nous avons beaucoup de travaux de groupes à effectuer. Nous utilisons donc énormément le traitement de texte pour nous échanger des données simplement.

Simplement ? Quelle blague... je me suis retrouvé confronté à une réalité toute autre. Face à la gratuité des alternatives libres, les choses auraient pu se passer plus simplement, de manière plus fluides. « Une suite bureautique gratuite ? Quelle chance ! » J'ai plutôt eu droit à des « Pourquoi tu n'installes pas Word ? » Face à la facilité du piratage, les arguments ne tiennent pas longtemps et il reste difficile d'être crédible quand on parle de liberté logicielle, de principes, de bonne foi, de respect du droit d'auteur et de l'importance de la licence de l'utilisateur et de ses droits.

Il y eu cependant des tentatives d'uniformisation au niveau de la classe, lancées par les enseignants. Normal, le « prof » s'est retrouvé dans l'impossibilité d'ouvrir un fichier .docx. La loose non ? Il a proposé d'utiliser le format d'OpenOffice.org, tout en refusant d'installer le logiciel. Cherchez l'erreur...

Bref, après moultes crises de nerfs personnelles à fulminer sur des documents Word s'important mal, je finis par constater qu'OpenOffice.org s'installe tout doucement dans le groupe. Et la recette me paraît relativement simple : ne fournir qu'exclusivement ses documents en format OOo.

Au début, les gens vont râler, mais ils finissent par l'installer, car ils n'ont pas le choix pour obtenir les données.

Une de mes collègues me l'a confessée ce matin : « Tiens au fait Thomas, j'ai installé OpenOffice hier, pfff ça m'a fait trop mal. » Ce qui fait surtout « mal » c'est de voir que les formats de fichiers ouverts sont encore peu standardisés et qu'ils représentent plus une difficulté technique pour les utilisateurs (installer une nouvelle application - la maitriser) qu'un réel avantage.