10h40. Je suis dans le train. Pas dans n'importe quel train, dans celui qui m'éloigne de Paris. A bientôt Paris, tu m'as de nouveau fait passer un moment mémorable avec la communauté de Fedora. Pas n'importe laquelle non plus... celle de Fedora | Paris, celle qui connait les moindre recoins de la capitale, celle qui sait organiser des réunions et des repas festifs et arrosés pour réunir et tisser les liens de la communauté. Donc simplement merci à vous de vous démener autant pour la communauté, pour faire ce qu'elle est aujourd'hui, active, investie, rigoureuse, mais aussi joyeuse, souriante et motivée d'aller de l'avant dans la meilleure ambiance qui soit.
Je quitte Paris, et, seul sur mon siège en direction de Saint-Quentin, j'ai un pincement au cœur. J'aurai aimé que cela continue encore, que nous nous réunissions encore pour travailler et organiser l'avenir, que nous repassions des bonnes soirées comme celle d'hier soir.
Flashback.
12h50. Je foule le sol parisien en direction de la salle de réunion réservée pour l'occasion. Pas n'importe quelle occasion, mais une occasion qui n'arrive pas souvent, pas assez souvent, une occasion que l'on n'oubliera pas de si tôt : un américain à Paris, ça ne s'oublie pas comme cela ! Donc direction la salle de réunion, mais avant, je file rejoindre Pierre-Yves et Armel, qui sont déjà avec Max. On me demande d'amener le dessert de leur repas, c'est avec plaisir que je m'exécute. Une tartelette aux abricots et un café plus tard, Guillaume nous rejoint et nous filons vers la salle de réunion, à deux pas d'ici. Les autres participants nous rejoignent, nous allons pouvoir travailler sous les flash de Xavier, dit le paparazzi. Dès que nous aurons ses photos à disposition, vous verrez qu'il a su saisir les instants les plus inoubliables de cet événement.
14h15. La réunion commence par un aperçu de ce que la communauté francophone a pu réaliser jusque maintenant. Les chiffres s'enchainent, les commentaires, les encouragements, les remerciements et les félicitations aussi. Fedora en francophonie aujourd'hui, c'est une trentaine d'ambassadeurs réunis autour d'un portail communautaire et d'une association chargée d'animer et d'organiser les événements des ambassadeurs. Comment partager les fruits de la communauté francophone avec la communauté mondiale ? Comment aider les utilisateurs de Fedora dans le monde à améliorer leur connaissance du système ? Telle fut la première grosse question, à laquelle nous avions déjà une réponse : traduire la documentation de Fedora-fr. Les traducteurs francophones ne pourront pas s'en charger, la tâche est trop importante. Google Translate fera ainsi le premier pas, charge, ensuite, aux volontaires de continuer le travail au sein du Projet Documentation.
Il a également été question d'améliorer les relations avec Red Hat. Non pas qu'elles soient mauvaises, mais plutôt qu'elles soient, pour le moment, inexistantes de manière officielle. Et pourtant, nous travaillons ensemble... sur les mêmes projets et nous aspirons aux mêmes objectifs à travers le Projet Fedora : le développement rapide et soutenu du logiciel libre. Qu'est-ce que Red Hat pourrait nous apporter ? Red Hat pourrait par exemple nous fournir énormément d'éléments publicitaires au sujet de Fedora. Ils pourraient nous fournir des LiveCD directement, des affiches, faire imprimer des stickers, nous aider à assurer une présence efficace sur les salons où nous sommes ensembles.
Concernant l'infrastructure mise à disposition par le Projet, les avis divergent sur la nécessité de créer et de fournir des images .iso déjà dans la langue de la personne qui la télécharge. Pourtant, il est encore plus facile de convaincre quelqu'un d'installer Fedora lorsqu'il se rend compte que le logiciel a su s'adapter à l'individu et non l'inverse. L'utilisateur ne doit pas avoir à choisir sa langue, le logiciel doit savoir être à disposition de tous dans la langues qui leur est chère. Depuis que Fedora-fr met à disposition des images ISO francisées de Fedora, c'est plus de 1000 téléchargements réalisés. Pour les seuls Fedora 8 et 9, le chiffre s'élève à 760. Peu ? Non, c'est un beau chiffre, car il n'est réalisé que par un seul système de téléchargement, Bittorrent, et nous n'aidons pas particulièrement l'utilisateur à installer et configurer son Bittorrent. Le chiffre pourrait être plus important encore, avec d'aitres moyens de téléchargement. Le Projet Fedora peut rester proche de ses utilisateurs en ouvrant les portes de l'hébergement des isos localisées en son sein.
Également en ce qui concerne l'infrastructure, l'Afrique ne possède aucun serveur miroir pour Fedora. Ceci est vraiment dommage. Mais les hommes sont là et les contacts ont commencé avec la communauté Tunisienne pour mettre en place le premier serveur de Fedora en Afrique. Le Projet peut aider à mettre en place cette infrastructure, Fedora EMEA e.V. le peut certainement également.
Il a également été question de travailler au plus près avec l'association Européenne de Fedora. Il y a des opportunités à ne pas dissocier certaines compétences et de mutualiser nos connaissances du terrain. Il faut y travailler, il faut que nous soyons ensemble pour nous assurer que chacun des ambassadeurs ait à sa disposition toutes les ressources nécessaires pour mener à bien ses objectifs sur le terrain. Je suis motivé à ce que cela arrive, je suis impatient de pouvoir partager mes connaissances de Fedora-fr et l'expérience acquise depuis. Nous allons y arriver.
Nous avons également pu aborder la question inhérente du budget mis à disposition par le Projet Fedora. Le Q3 de Max est réellement très bon. De nouveaux éléments nous ont semblé important à financer au cours de la réunion, j'aurai aimé pouvoir le faire peut-être plus tôt. Heureusement que la période de relecture est là pour cela :)
De même, les événements futurs ont été abordés succinctement. Que faire pour Solution Linux, qui s'annonce énorme ? Quand inviter des ambassadeurs extérieurs à participer aux événements locaux ? Sans oublier Parinux, qui s'est joint à nous. C'est une très bonne chose qu'Emmanuel ait pu être présent. Ils voient comment nous fonctionnons, il pourra encore mieux nous comprendre et nous aider dans nos différents besoins. À charge de revanche également, nous allons devoir parler également sur la manière de pouvoir leur rendre une monnaie de pièce amplement méritée.
18h00. La réunion se termine. Nous décidons de nous rendre dans un bar non loin du restaurant prévu pour le soir. Premier débriefing. Comment mettre en place la suite des événements ? Pierre-Yves reviendra à la charge pour fixer les détails. Merci à ce « details man » de l'ombre de prendre en charge avec autant de ferveur l'organisation minutieuse de chacun des éléments de Fedora-fr. Je te promets que tu auras à ta disposition les résultats escomptés :) Une bière plus loin, nous nous rendons dans le restaurant « Le vin qui danse », un peu plus haut dans la rue. C'est avec beaucoup de curiosité que j'attends de voir le visage de Max réagir aux plats à notre disposition. Et d'ailleurs, ce fut excellent. Le concept est très simple : du pain, du vin, et de quoi mettre sur son pain. Premier plateau... de fromage, qui a pris une claque phénoménal en un rien de temps. Du brie, du bleu d'Auvergne, du cantal et du chèvre. Mmh la France, mmmh Paris :) Le second plateau eu autant de succès : charcuterie (du jambon fumé, du saucisson sec, de l'andouillette). Très bien, vraiment, c'est tout à fait moi de rentrer du boulot et de prendre un morceau de pain avec un morceau de camembert ou de saucisson. J'étais à la maison, je me sentais chez moi. Le troisième plateau, du poisson, m'a moins convaincu. Je commençais à ne plus avoir très faim. Le dernier, par contre, beaucoup plus rafraichissement, avec ses légumes et sa ratatouille froide à l'huile d'olive. De même, ouvrir une boite de ratatouille Cassegrain et la manger directement depuis la boîte fait partie de mes « craquages » favoris.
23h30. Du vin et du gâteau au chocolat plus tard, nous sommes rentrés dans nos chaumières pour un repos bien mérité. Petit détour pour que Max ne reparte pas de Paris sans avoir eu un minuscule aperçu de ce que la capitale peut offrir d'extraordinaire en matière de culture et de tourisme. Notre Dame a fait son office et a su s'imposer par sa prestance dans les yeux de notre invité. Dernières discussions calmes dans le métro et sur le trajet. Une bonne douche plus tard, j'étais dans un lit extra bercé par la grommellement du ventre de Guillaume et de ses « Putaing ! P'us jamais les moules frites à volonté ! ». Jacob s'en souviendra longtemps vraisemblablement.
8h45. « Dis moi Thomas que c'est quelqu'un qui t'appelle et que c'est pas le réveil qui sonne ». Malheureusement. Dormi à la fraîche, extra, et en forme qui plus est. Merci Sephi pour l'accueil, la douche et le lit. J'ai quand même eu le temps de relever mes mails et de pouvoir installer notification-daemon-engine-nodoka, étrangement absent de ma machine et de le configurer correctement.
9h30. Départ direction de la Gare du Nord. Je suis dans les temps, je suis content. J'ai pu passer rapidement au Quick en fasse de la gare chercher de quoi me remplir un peu l'estomac : milkshake fraise et muffin.
La boucle est bouclée. Merci à tous encore et encore.