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dimanche, juin 19 2011
Par MrTom le dimanche, juin 19 2011, 18:51 - Fedora (fr)

mardi, février 16 2010
Par MrTom le mardi, février 16 2010, 23:22 - Logiciels
C’est assez étrange. Je vois de plus en plus de linuxiens se laisser tenter par Google Chrome. Et j’ai le sentiment que sur le long terme, ce choix n’est pas le bon.
Google est rentré dans la course aux navigateurs web dans le but d’en faire la brique de base de son futur système d’exploitation. Google a fait le choix des technologies libres pour son navigateur en le basant sur un moteur de rendu existant et éprouvé, Webkit. Google Chrome est un logiciel libre, et c’est bien. Mais pourtant, utiliser Google Chrome au quotidien cache une chose moins bien glorieuse pour le web sur le long terme : utiliser Firefox de manière marginale, voire l’abandonner.
C’est là tout le problème je pense. Les deux navigateurs sont très bons dans l’ensemble. On peut difficilement leur reprocher quoi que se soit. Pourtant, leur développement est mené par deux entités bien différentes et aux objectifs… opposés.
Google a un objectif mercantile et choisit les technologies qui vont lui permettre de créer une offre rapidement afin de générer des marges juteuses. Que Google Chrome soit vert, noir ou bleu, peut importe. L’important est qu’il permette à Google de générer des profits sur le long terme.
Mozilla Firefox voit son développement encadré par la fondation Mozilla. Ses objectifs sont clairs : préserver l’ouverture du web et son accessibilité grâce à un navigateur à la pointe de la technologie. Des profits ? Oui, bien sûr, autant que faire se peut, mais dans l’objectif de les réutiliser pour le développement du navigateur.
Un exemple simple vient facilement à l’esprit de qui suit un peu l’actualité informatique de ces dernières semaines : le choix de Google d’utiliser le format propriétaire et payant H.264 dans Chrome et celui de la Fondation Mozilla de promouvoir une technologie libre et gratuite, l’ogg Theora.
C’est aussi oublier bien rapidement d’où nous venons, c’est à dire la suprématie d’Internet Explorer 6, et ce que nous a permis d’achever Mozilla Firefox : la pérennité du web face à un éditeur de logiciels et technologies propriétaires, qui n’a, lui aussi, que des objectifs mercantiles.
Sur le long terme, je fais confiance à la Fondation Mozilla pour faire les bons choix pour le web et pour continuer de maintenir cette concurrence autour des technologies libres et ouvertes. Étrangement, je ne peux pas accorder autant de crédits à Google.
Et vous ?
vendredi, janvier 2 2009
Par MrTom le vendredi, janvier 2 2009, 16:06 - Fedora (fr)
Je viens de lire le billet de Wael au sujet de la mauvaise fin d'année de Cuil, le moteur de recherche sorti cet été avec comme ambition de détrôner Google.
Le billet est tout ce qu'il y a de plus normal. Par contre, le premier commentaire me fait hérisser les cheveux sur la tête. Pour vous en éviter la lecture, le monsieur du commentaire raconte que Google est le meilleur moteur de recherche, malgré une position de de quasi-monopole et des pratiques commerciales douteuses. Il conclue par ces mots : « Il faut s'y faire, Google fait la pluie et le beau temps sur Internet. »
Je ne partage heureusement pas cet avis. Nous sommes tous des consommateurs. Que l'on consomme des petits pois, des voitures, des images à la télévision, les pages d'un livre, d'un magasine ou les pages web d'un moteur de recherche.
Et les entreprises ont pour vocation d'écouter leurs clients. Oui, Google a écouté les demandes concernant la vitesse de son moteur de recherche, concernant l'ergonomie de ces produits. Et nous sommes toujours là à consommer du Google sous toutes ses formes.
Mais il n'y a pas de fatalisme. Si Google est là où il est aujourd'hui, c'est parce que nous l'avons mis à cette place. Ce que nous faisons, nous pouvons le défaire en quelques clics : changer de moteur de recherche, changer de webmail, etc. N'oubliez pas non plus de faire passer le message. Nous savons très bien que grâce au web, nous pouvons changer les choses avec des mots : Firefox, OpenOffice.org, la popularité de GNU/Linux, doivent tous leur réussite à internet.
La position de Google n'inspire pas confiance. Mais nous en sommes fautif. Si nous tenons à ce que cela change, prenons sur nous, et changeons nos habitudes. Des alternatives existent dans tous les domaines. C'est une question de volonté.